Avec la crise actuelle, vos poumons sont plus vulnérables que jamais.

Or, l’état de vos poumons détermine en grande partie votre capacité à résister et à récupérer en cas d’infection respiratoire.

Mais ce n’est pas tout : au cours d’une grande étude portant sur 12’000 personnes, des chercheurs américains ont observé que la santé de nos poumons est le facteur n°1 pour évaluer nos chances de résister à de nombreuses maladies. (1-2)

Aujourd’hui, je vais vous dire comment protéger et renforcer vos poumons grâce à une simple vitamine.

Vous vous en doutez, cette information est capitale dans le contexte actuel et elle peut même être vitale si :

  • vous avez plus de 50 ans (vous allez comprendre pourquoi),
  • vous fumez (ou vous avez fumé),
  • vous faites peu ou pas d’activité physique,
  • vous souffrez ou vous avez souffert de problèmes respiratoires (essoufflements, bronchites, asthme, pneumonie, infections respiratoires…).

Mais d’abord, j’aimerais vous en dire plus sur vos poumons.

Voilà ce qui se passe dans vos poumons lorsque vous respirez

Regardez ce schéma, il représente vos poumons :

illustration poumons

Comme vous pouvez le voir, les voies respiratoires qui traversent vos poumons ressemblent à un petit arbre à l’envers.

Les petites branches de cet arbre sont vos bronches et à leur extrémité se trouvent vos alvéoles.

Vos alvéoles sont de minuscules poches qui récupèrent l’air que vous respirez et qui l’envoient ensuite dans tout votre corps.

Imaginez un petit ballon gonflable. Au fur et à mesure que vous le remplissez d’air, il gonfle. Lorsque vous pincez le bout, l’air reste en place et il reste gonflé. Ensuite, une fois que vous le relâchez, l’air s’échappe et le ballon se dégonfle.

Les alvéoles de vos poumons fonctionnent comme ce ballon gonflable. 

Lorsque vous prenez une profonde inspiration, vos alvéoles se remplissent d’air et elles gonflent. L’oxygène passe ensuite à travers les parois des alvéoles dans votre circulation sanguine et il se dirige partout où vous en avez besoin dans votre corps. Une fois que l’oxygène est parti et que vous expirez, les alvéoles se dégonflent, exactement comme un ballon qui se dégonfle.

Voilà une machine qui paraît parfaitement huilée…

Le problème est que tout ce qui entre dans vos poumons peut affecter vos alvéoles

Cela commence avec les particules toxiques que nous respirons chaque jour.

Lorsque vos poumons sont exposés à la pollution environnementale ou à la fumée, vos alvéoles ont plus de mal à pomper l’oxygène dont votre corps a besoin.

Au fil des années, à force de travailler et de s’épuiser, vos alvéoles perdent leur élasticité, comme un élastique qui a été trop souvent étiré.

Et une fois que vos alvéoles perdent leur élasticité, elles ne peuvent plus gonfler et se dilater comme lorsque vous étiez plus jeune, provoquant une diminution massive de la quantité d’oxygène circulant dans vos poumons.

En d’autres termes, vos alvéoles commencent à ressembler à un vieux ballon fatigué et elles ne peuvent tout simplement plus aspirer et expulser autant d’air qu’avant.

C’est pourquoi vous pouvez avoir l’impression d’être plus vite essoufflé ou de ne pas respirer aussi profondément que lorsque vous étiez plus jeune…

Mais il y a plus grave encore : lorsque vous êtes infecté par un virus respiratoire, celui-ci va s’attaquer à vos alvéoles déjà affaiblies, ce qui augmente les risques de complications. (3)

La bonne nouvelle est que les dommages subis par vos alvéoles peuvent être réduits et même inversés 

Pour protéger vos poumons et en particulier pour renforcer vos alvéoles, vous pouvez effectuer un geste simple et essentiel : il s’agit d’augmenter vos réserves de vitamine D.

Des études montrent que vos voies respiratoires, vos bronches et vos alvéoles sont remplies de récepteurs de vitamine D.

Ces récepteurs produisent et soutiennent un ensemble de cellules combattantes immunitaires dans vos poumons : des peptides antimicrobiens, des macrophages alvéolaires, ainsi que des cellules T et B.

Grâce à ces différentes propriétés, la vitamine D est l’alliée n°1 de vos poumons, en particulier en cas d’infection respiratoire : en mai 2020, alors que nous étions au pic de la crise sanitaire, l’Académie française de médecine a même publié un communiqué recommandant la prise de vitamine D. (4)

Et cette recommandation est encore plus importante aujourd’hui.

C’est le moment idéal pour commencer à prendre votre vitamine D

John Cannell et Bruce Hollis, deux des plus grands spécialistes de la vitamine D, considèrent qu’un bon taux de vitamine D doit être supérieur à 40 ng/ml. (5)

Pour maintenir ce taux toute l’année, il faudrait vous exposer quotidiennement au soleil pendant au moins 30 minutes car votre peau synthétise la vitamine D à partir des rayons du soleil.

Or à partir du mois d’octobre, nos réserves en vitamine D commencent à décliner car le soleil se fait plus rare et il est donc presque impossible de maintenir nos réserves en vitamine D. (6)

Et si vous avez plus de 50 ans, vous devriez même prendre un bon complément alimentaire de vitamine D toute l’année car à partir de cet âge, votre peau devient de plus en plus fine et synthétise de moins en moins bien la vitamine D. (7)

Pour bénéficier au maximum de votre supplémentation en vitamine D, vous devez respecter ces 3 règles issues des études les plus récentes.

Règle n°1 : privilégiez la vitamine D3 

Plusieurs formes de vitamine D sont commercialisées dont la D2 (ergocalciférol) et la D3 (cholécalciférol).

Le corps humain ne fabrique pas de vitamine D2 mais il est capable de synthétiser naturellement de la vitamine D3 à partir des rayons du soleil.

Résultat : la vitamine D3 a une capacité supérieure de 87% à celle de la D2 pour élever et maintenir vos concentrations de vitamine D. 

C’est donc cette vitamine D3 que vous devez choisir car elle est la seule que votre corps peut vraiment assimiler. (8)

Règle n°2 : évitez les méga-doses de vitamine D (« uvédose »)

Quand vous prenez une Uvédose, vous prenez d’un coup 100’000 Unités Internationales (UI) de vitamine D.

Or, votre corps n’est pas fait pour assimiler cette méga-dose.

En 2015, une étude de référence a montré que ce genre de supplémentation est inefficace. (9)

En plus, l’Uvédose contient des excipients douteux, comme le butylhydroxytoluène (E321).

À la place, vous avez intérêt à prendre chaque jour une dose physiologique de vitamine D. C’est plus naturel et plus efficace.

Règle n°3 : choisissez le bon dosage 

Pour un adulte, les autorités de santé françaises recommandent un apport quotidien de 400 Unités Internationales (UI) de vitamine D.

Mais d’après les études les plus récentes, c’est beaucoup trop bas.

De nombreux experts recommandent une supplémentation d’au moins 2000 UI par jour. 

Certaines études préconisent même des doses allant jusqu’à 10’000 UI par jour. (10)

Notez que, même à cette dose, vous ne risquez aucune intoxication.

Selon le spécialiste mondial de la vitamine D, le Professeur Holick, « il faudrait probablement prendre entre 30 000 et 50 000 UI par jour pendant une très longue période pour risquer d’être intoxiqué ». (11)

Prenez soin de vous,

Léopold Boileau, Votre correspondant

 

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Sources :

(1) Splansky GL, et al. “The third generation cohort of the National Heart, Lung, and Blood Institute’s Framingham Heart Study: Design, recruitment, and initial examination.” Am J Epidemiol. 2007;165(11):1328-1335.

(2) Schünemann JH, et al. “Pulmonary function is a long-term predictor of mortality in the general population*.” Chest. 2000;118(3):656-664.

(3) Short KR, et al. “Influenza virus damages the alveolar barrier by disrupting epithelial cell tight junctions.” Eur Respir J. 2016;47(3):954-966.

(4) Vitamine D et Cov*d-l9 Communiqué de l’Académie nationale de Médecine 22 mai 2020

(5) Canell JJ, Hollis B : Use of vitamin D in clinical practice. Alt Med Rev 2008, 13(1): 7-20.

(6) https://www.nbc-2.com/story/

(7) Lorena Alvarez-Rodriguez, Marcos Lopez-Hoyos, Maite Garcia-Unzueta, Jose Antonio Amado, Pedro Muñoz Cacho, and Victor Manuel Martinez-Taboada. Age and low levels of circulating vitamin D are associated with impaired innate immune function. J Leukoc Biol May 2012

(8) The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism,Vitamin D3 Is More Potent Than Vitamin D2 in Humans, Robert P. Heaney, Robert R. Recker, James Grote, Ronald L. Horst, and Laura A. G. Armas

(9) PLoS One. 2015 Jan 20;10(1):e0115850. doi: 10.1371/journal.pone.0115850. eCollection 2015. A meta-analysis of high dose, intermittent vitamin D supplementation among older adults. Zheng YT1, Cui QQ1, Hong YM1, Yao WG1.

(10) Hathckock J.N. et al., Risk assessment for Vitamin D, Am. J. Clin. Nutr., 2007 Jan, 85(1): 6-18

(11-12) LaNutrition.fr